Un appel à planter des arbres

Dr. Akira Miyawaki

Traduction de “A call to plant trees”, par le Docteur Akira Miyawaki – 2006 – réalisée par Guillaume Dozier en 2018.

L’apogée et le déclin de la forêt et de la civilisation humaine

Aujourd’hui, nous vivons une ère marquée par les plus grandes avancées scientifiques et technologiques jamais vues au cours des 6000 années d’histoire de l’humanité.

Des écarts subsistent entre le Sud et le Nord.

Néanmoins, tous les secteurs ont progressés, et nous bénéficions d’un confort matériel plus grand que tout ce que nos ancêtres auraient pu imaginer.

Cependant, pour satisfaire des désirs croissants, nous abattons forêts et montagnes, engorgeons les rivières et océans de déchets, créons de nouveaux sites industriels et bâtissons des villes à un rythme effréné.

Déjà, la végétation a commencé à disparaître de plus en plus de notre environnement. En particulier, les “forêts primaires d’arbres indigènes”, qui comportent une végétation 30 fois plus dense qu’un carré de pelouse – à surface égale – disparaissent sans laisser de trace. La végétation vivante étant le seul producteur de l’écosystème, elle joue un rôle fondamental dans l’existence de toutes les formes de vie terrestres, y compris l’humanité.

Avec les destruction de la nature et l’accroissement de la pollution de l’environnement, les hommes – qu’ils soient scientifiques, entreprises, politiciens femmes au foyer ou enfants – commencent enfin à réaliser la gravité des problèmes environnementaux.

Des problèmes environnementaux qui se manifestent non seulement dans le cadre de développements à grande échelle, dans les domaines d’application de la physique et de la chimie, mais également au sein de nouveaux secteurs qui reposent sur l’utilisation du vivant, tels que l’agroforesterie. Ces problèmes environnementaux accompagnent également l’urbanisation et le développement des infrastructures de transport.

Ils génèrent un panel extrêmement large de répercussions. Certaines, telles que les typhons, les tremblements de terre, les incendies, les inondation et les tsunamis apparaissent comme des châtiments naturels, déclenchés par la fureur de la nature. D’autres répercussions incluent les destructions environnementales provoquées par le développement à grande échelle, la pollution de l’eau et de l’atmosphère due aux émissions de substances chimiques par les usines et le réchauffement climatique provoqué par l’accroissement des émissions de dioxyde de carbone.

Des mesures variées sont implémentées afin de lutter contre chacun de ces problèmes à l’aide des dernières avancées scientifiques et technologiques.

Cependant, ces solutions sont implémentées au compte goutte. Bien que des conférences soient tenues pour gérer les problématiques liées à l’environnement, du fait que ces dernières soient si variées, l’essence même de la préoccupation environnementale se perd dans les considérations politiciennes.

Protéger l’environnement, c’est protéger la vie. L’être humain se comporte aujourd’hui comme si l’univers lui appartenait. Pourtant, il n’apparaît que dans le dernier interlude de l’histoire de la vie sur Terre qui s’étend sur trois milliards d’années. Les êtres humains disposent d’une espérance de vie qui atteint moins de cent ans. Des formes de vie primitives ont été créées sur Terre il y a plus de trois milliards d’années. Depuis lors, notre ADN, le mince fil de nos gènes, s’est en quelque sort perpétué jusqu’à nos jours de façon ininterrompue, nous amenant à notre existence actuelle.

Quel héritage peuvent laisser aux générations futures ceux d’entre nous qui vivent aujourd’hui ? Il ne peut s’agir uniquement de luxueuses possessions matérielles ou d’argent. Ce que nous pouvons transmettre, c’est le mince mais irremplaçable fil de nos gènes, ces mêmes gènes qui se sont transmises de générations en générations depuis trois milliards d’années jusqu’à nos jours.

Ce sont ces gènes, qui vous appartiennent à vous, ainsi qu’à vos proches et à vos voisins, que nous pouvons transmettre en héritage. Nous sommes aujourd’hui les passeurs de relais vers l’avenir.

L’élément le plus fondamental pour protéger ces gènes est l’écosystème végétal. En particulier, “les forêts primaires d’arbres indigènes”, c’est à dire la concentration de végétations indigènes sur plusieurs strates, qui est la fondation garantissant la perpétuation de notre vie, notre intelligence, notre sensibilité et, plus important encore, de nos gènes, dans l’avenir.

Dans la réalité, cependant, la majeure partie des trois plus grandes forêts vierges, longtemps considérées comme des forêts primaires, a été abattue et dévastée. Les forêts de la plupart des zones où les hommes ont bâti des civilisations depuis les temps anciens – de la méditerranée à la Chine, en passant par l’Inde – ont été complètement détruites du fait d’activités humaines, telle que le surpâturage du bétail.

La destruction de l’environnement a aussi progressé au Nouveau Monde : en Amérique du Nord, du Sud, ainsi qu’en Australie. Les forêts indigènes sont indubitablement en train de disparaître à l’échelle mondiale.

Le réchauffement climatique et la forêt

Il y a eu de nombreuses recherches et évaluations conduites à travers le monde sur le réchauffement climatique, causé par l’accroissement des émissions de dioxyde de carbone, ainsi que des prédictions sur son évolution.

Les énergies fossiles, comme le pétrole, le charbon et le gaz naturel, contiennent du carbone, qui est le principal responsable du réchauffement climatique. Les combustibles fossiles se sont constitués par la carbonisation souterraine d’organismes, principalement des plantes, il y a environ 300 millions d’années. Les formes de vie étaient alors au beau milieu de leur évolution. Il n’y avait pas de plantes feuillues telles qu’on les connaît aujourd’hui. Les plantes avaient seulement évolué en fougères.

Cependant, dans un climat supposément favorable en terme d’humidité et de température, les fougères ont poussé densément, formant de larges forêts. Par la photosynthèse, ces forêts ont absorbé le carbone présent dans l’atmosphère et l’ont solidifié. Ensuite, des changements affectant le climat et la croûte terrestre ont enterré ce carbone sous terre. Les mécanismes sous-marin impliqués doivent encore être élucidés, mais il est admis conventionnellement que l’équilibre des éléments en circulation sur Terre s’est maintenu dans un espace situé entre l’atmosphère, la géosphère – incluant l’hydrosphère – et la biosphère : cette fine couche sur Terre où toutes les formes de vie coexistent.

Avec le début de la révolution industrielle à la fin du 18ème siècle, le développement de nouveaux secteurs, comme l’industrie lourde, les combustibles fossiles qui se trouvaient sous terre ont été extraits et brulés. La combustion des carburants fossiles entraîne une réaction chimique au cours de laquelle le carbone se combine à l’oxygène de l’atmosphère, produisant du dioxyde de carbone. La quantité de dioxyde de carbone dans l’atmosphère a augmenté de manière logique à mesure que l’homme brûlait plus de combustibles fossiles, accélérant ainsi le réchauffement climatique.

Économiser l’énergie a été présenté comme une des mesures permettant de contrecarrer le réchauffement climatique. Les peuples à travers le monde appellent à prendre des mesures spécifiques pour réduire la production et la consommation de biens, l’utilisation  de l’électricité et des véhicules. Ces mesures vitales ont été mises en place à travers le monde. Cependant, les peuples actuels seront malheureusement incapables d’abandonner complètement l’électricité, les machines, les voitures ou encore l’air conditionné.

Même si les pays font tout ce qui est en leur pouvoir pour réduire les émissions de dioxyde de carbone, comme stipulé dans l’accord de Kyoto, tant qu’ils continuent de maintenir leurs systèmes économiques actuels avec leurs industries et leur mode de vie urbanisé, les mesures d’économie d’énergies resteront insuffisantes.

De plus, la civilisation actuelle s’est construite sur les énergies fossiles, dont les réserves vont finir par s’épuiser. Les projections estiment que ce sera le cas dans quelques décennies. Peu importe à quel point l’homme économise l’énergie, les réserves ne dureront pas cent ans de plus.
En parallèle des énergies hydrauliques et nucléaires, la recherche sur les sources d’énergies alternatives comme le solaire ou la fission nucléaire a fait des progrès, et suscite de nombreux espoirs.

Néanmoins, ces sources d’énergie ne permettent pas aujourd’hui de répondre à nos besoins immédiats. Quelles options nous reste-t-il ?

L’alternative que je m’apprête à exposer peut ne pas sembler impressionnante ou raffinée au premier abord, et certains pourraient penser qu’elle n’aurait pas d’effet immédiat. Ceci étant dit, je pense que créer de vraies forêts indigènes et d’en recouvrir le plus de surface possible est la mesure la plus sûre et efficace pour réduire la quantité de dioxyde de carbone. Les vraies forêts forment des communautés multicouches formées de grands, moyens et petits arbres ainsi que d’herbes rases. Par conséquent, leur surface végétale réalisant de la photosynthèse est 30 fois plus importante que celle d’un biotope monocouche, constitué de lande ou d’herbe par exemple.

C’est pourquoi les vraies forêts devraient être 30 fois plus efficaces pour préserver l’environnement local, absorber la pollution sonore, filtrer et purifier l’air et l’eau. De plus, les essences d’arbres primaires des vraies forêts possèdent des racines profondes et axiales qui rendent ces arbres moins susceptibles de tomber et constituent un rempart contre les  catastrophes.

Les plantes absorbent le carbone présent dans l’atmosphère par le biais de la photosynthèse, le transformant en hydrocarbone et en lignine qui forment ensuite les troncs, les branches et les feuilles des arbres. En créant une forêt selon la méthode consistant à planter de jeunes plants d’arbres appartenant à la végétation naturelle potentielle d’une zone, une quantité croissante de carbone est alors absorbée et solidifiée à mesure que les jeunes plants grandissent pour devenir des arbres adultes.

Si, par exemple, un jeune plant dont la masse sèche est de 300-500 grammes, devient un arbre de 10-20 mètres de haut (ou plus), possèdant une masse sèche d’environ une tonne, alors 50%, ou au minimum 40% de cette masse sera constituée de carbone.

Cela laisse sous-entend que ces arbres absorbent cette quantité de carbone de l’air. De plus, les arbres de taille moyenne, les petits arbres et les herbes rases vont également se développer à mesure que la forêt grandit, accroissant ainsi la quantité de carbone absorbée.

Les théoriciens brocardent de telles initiatives. Ils considèrent que la réduction du dioxyde de carbone générée via la plantation d’une forêt par un petit groupe de personne n’est qu’une goutte dans l’océan. Mais en 30 ans, nous avons créé des forêts au sein de communautés résidentielles dans plus de 1300 sites au Japon, ce nombre montant à 1500 si l’on inclut les sites d’outre mer, tel que Bornéo, l’Amazonie, la Chine et la Mongolie Intérieure – ce qui représente au total plus de 30 millions de jeunes plants.

L’environnementaliste Wangari Maathai, du Kenya, qui à reçu le prix Nobel de la Paix en 2004, a également planté 30 millions d’arbres.

Lorsque j’ai rencontré Mme Maathai pour la première fois, je me suis engagé à coopérer avec elle afin de créer de vraies forêts indigènes au Kenya. Après avoir conduit deux séries de recherches sur le terrain pour répertorier la végétation locale, nous avons fait notre première cérémonie de plantation d’arbres en Novembre 2006, au cours de laquelle nous avons planté des jeunes plants d’arbres indigènes, avec le soutien d’organisation telle que la Mitsubishi Corporation.

A cette époque, Mme Maathai a soutenu aux Nations Unis sa proposition de planter un milliard d’arbres à travers le monde en 2007. Certes, une ou deux personnes plantant un arbre n’auront pas un énorme impact, mais que se passerait il si, partout dans le monde, des personnes plantaient 10 arbres partout où c’est possible ? Que se passerait il si elles en plantaient encore 30 de plus ?

On me demande souvent si, à force de planter autant d’arbres, nous n’allons pas être à court d’espace où vivre. Mais cette inquiétude n’est pas justifiée. Par exemple, 98% des 120 millions d’habitant du Japon vivent dans les régions à végétation persistante, qui restent vertes durant tout l’hiver. Cette surface habitée représente une zone qui va du littoral jusqu’à 800 mètres au dessus du niveau de la mer, à l’ouest de la région Kanto.

Beaucoup disent que le Japon possède une végétation abondante. Nos récentes recherches montrent cependant que, par rapport au potentiel forestier d’origine de cette région, seulement 0,06% des forêts indigènes à communautés multicouches subsistent encore. Même si cette surface était multipliée par 100, elle ne représenterait que 6% de ce potentiel.

Il se peut que, dans certaines situations, il soit nécessaire de planter des conifères isolés pour des raisons économiques, ou des arbres à croissance rapide pour accélérer le verdissement d’une zone. Mais le principe fondamental sous-jacent à la plantation de forêt permettant de prévenir efficacement les catastrophes et de préserver l’environnement est le suivant : il faut planter de manière dense et mélangée de nombreuses essences d’arbres différentes, en cohérence avec la végétation potentielle naturelle de la de cette zone.

La plantation doit être centrée sur les espèces d’arbres primaires du lieu et suivre les lois naturelle de la forêt.

Des arbres à croissance rapide, comme les peupliers ou les eucalyptus, grandissent très vite dans les premiers temps, ce qui peut laisser penser qu’ils ont une grande capacité d’absorption et de solidification du carbone. Mais l’effet ne dure pas.

De jeunes plants indigènes, issus de la végétation potentielle naturelle locale, dotés de racines bien développées et plantés densément, en mélangeant différentes espèces ensemble, ne nécessiteront aucun entretien après 3 ans. Il se peut qu’ils se développent lentement après la plantation, mais ils grandiront infailliblement grâce au phénomène de la concurrence, et continueront de vivre pour des centaines d’années. Si des plants coûtent de l’argent à entretenir après 5 ans, c’est parce qu’ils sont de la végétation secondaire ou des espèces substituts; en d’autres termes, ce sont de “faux-arbres”.

Les vraies forêts sont formées de végétation potentielle naturelle : de grands arbres, qui sont les arbres primaires, et en dessous, les arbres moyens, les petites arbres, et les herbes rases, formant une forêt qui fonctionne comme un tout, un système unique. Ces forêts sont résistantes aux catastrophes naturelles telles que les typhons, les tremblements de terre, les incendies et les tempêtes. Elles servent aussi de digue face aux tsunamis et de refuge ou d’issue de secours en cas d’urgence.

En plus de ces fonctions locales, de manière globale, elles absorbent du carbone et peuvent permettre d’infléchir le réchauffement climatique en solidifiant le carbone et en le stockant pour d’innombrables années.

Naturellement, les arbres vivants au sein de ces forêts finissent par mourir après plusieurs centaines d’années. Mais les arbres moyens et plus petits en dessous d’eux sont des successeurs en attente. Lorsqu’un arbre meurt, ces arbres successeurs dominent rapidement l’espace laissé vacant. En conséquence, les systèmes forestiers s’auto-entretiennent de façon semi-permanente.

Plantez des arbres –  sous vos pieds et à travers le monde.

Il est possible de créer des forêts indigènes partout dans le monde. Sur les continents avec de grands espaces de terre, il faudrait créer des forêts à la plus grande échelle possible. Même aux endroits où la désertification a progressé, il faut planter des arbres. Environ deux tiers des déserts et semi-déserts actuels du globe ont été créés par l’homme.

En d’autres termes, ce sont des régions où les forêts ont été dévastées, annihilées et transformées en semi-désert : conséquence à long terme des activités humaines. Il s’en suit qu’il est nécessaire d’apporter à cette situation une réponse écologique, même si cela représente un défi. C’est ce qui permettra à la forêt de reprendre ses droits, et c’est ce qui doit être fait.

De plus, dans les régions comme le Japon où la surface est limitée et la population concentrée, des forêts doivent être créées non seulement dans les zones montagneuses, mais également dans les métropoles, sous forme de forêts urbaines. Elles doivent également être plantées dans les zones résidentielles.

Dans la langue écrite japonaise, le caractère du mot “forêt” est symbolisé par trois arbres, tandis que celui pour “forêt dense” est représenté par cinq arbres. Cela sous entend que la première étape pour planter une forêt est de planter un arbre. Si un problème survient, alors à ce moment là, des solutions seront étudiées. Les débats et conférences sont nécessaires, mais c’est l’action qui doit avant tout être implémentée.

Même si c’est en petit nombre, plantez des forêts indigènes – celles qui absorbent et solidifient le carbone; endiguent les catastrophes; préservent l’environnement; accroissent la connaissance et la conscience de tous les citoyens et servent de réservoirs d’énergie pour de nouvelles activités. Il est essentiel de prendre des mesures pour réduire la pollution de l’environnement d’une part, et d’autre part de planter massivement des arbres pour créer un environnement vert débordant de vie.

Récemment, une tendance s’est développée pour les plantations d’arbres en tant qu’action sociale, peut être parce que la société a pris un peu de recul.

Ces actions ont pour but avoué de ramener les insectes et les oiseaux sauvages, en restaurant un habitat naturel. Il ne fait aucun doute que c’est important.

Néanmoins, et en dépit de nos avancées scientifiques et technologiques, je souhaiterais que les peuples reconnaissent la dure et froide réalité : nous ne vivons et subsistons qu’en tant que parasites des espèces végétales.

Restaurer et régénérer les vraies forêts, les forêts primaires composées d’arbres indigènes qui possèdent la plus grande concentration d’espèces végétales -autrement dit,  nos hôtes – est donc d’une importance capitale.

Recréer des forêts n’est pas simplement utile pour les oiseaux sauvages ou les autres individus. C’est pour que, vous même, puissiez survivre dans le futur en bonne santé, et pour s’assurer que l’avenir de la planète bleue soit riche d’une biodiversité ou toutes les formes de vie peuvent coexister.

De vraies forêts créées grâce aux recherches sur la végétation naturelle potentielle devraient, en tant que système forestier, durer plus de 10 000 ans, même si les arbres se renouvellent périodiquement. Elle devraient pouvoir continuer à exister tant qu’elles seront préservées des catastrophes ou des destructions causées par l’homme. La prochaine ère glaciaire ne devant se produire que dans 10 000 ans.

Que chacun d’entre nous s’engage activement pour planter des arbres et créer cette forêt vivante, en commençant par là où nous nous trouvons. Pour nous mêmes, pour nos proches, nos nombreux voisins et pour protéger cette magnifique planète bleue.

Au cours des 60 dernières années, nous avons conduit des recherches de terrain dans 38 pays à travers le monde, et planté environ 30 millions d’arbres dans les 30 dernières années. Les principaux participants à la création de forêts sont les citoyens eux-mêmes : ce sont les citoyens locaux de tous âges qui plantent les arbres à la sueur de leur front et les mains dans la terre. Ces arbres sont plantés densément, en mélangeant ensemble différentes espèces.

Les efforts des citoyens sont supervisés par les gouvernements, les entreprises, et toutes sortes d’organisations et se basent sur les recherches de terrain conduites sur la végétation locale, en accord avec les lois naturelles de la forêt. Il n’est pas nécessaire de planter des grands arbres, mais plutôt de jeunes plants pourvus de racines bien développées, et composées de nombreuses espèces d’arbres différentes.

Plantez prioritairement des espèces d’arbres indigènes et locales. Elles auront la force de devenir des grands arbres. Quiconque souhaitant s’investir sérieusement dans cet effort peut commencer n’import où, n’importe quand.

Je suis âgé de 78 ans seulement. D’un point de vue biologique, l’être humain devrait vivre environ 110 ans. Mon rêve, en tant que premier japonais à recevoir le prix Blue Planet, une récompense dont le prestige rayonne tant dans mon pays qu’à l’étranger, est de pouvoir continuer à planter des arbres pendant encore 30 ans. Je ne souhaite rien d’autre que de créer une forêt vivante – la fondation pour la survie de toutes les formes de vie terrestres, et la clé du développement de l’humanité – avec les citoyens du Japon, du reste de l’Asie, et du monde entier.

Je voudrai réaliser ce rêve. Plantons des arbres ensemble, sous nos pieds, et à travers le monde.

One thought on “Un appel à planter des arbres”

Leave a Reply

Your email address will not be published. Required fields are marked *