Plantation citoyenne d’arbres

Organisée à Ablis, le 25 Novembre 2018

Arbres plantés : 83
Surface de la plantation : 40 m²
Budget total : 880 €
Mode de financement : 100% participatif

Nous avons organisé une plantation citoyenne d’arbres selon la méthode Miyawaki à Ablis, une commune rurale des Yvelines. L’objectif d’en faire une action citoyenne est que chacun le souhaitant puisse y prendre part, et faire sa part dans la lutte contre le changement climatique.

Ce sont donc les citoyens d’Ablis qui ont financé et planté les arbres. Nous allons décrire ici pas à pas les étapes de la réalisation de ce projet depuis sa conception jusqu’à sa réalisation, afin qu’il puisse servir d’inspiration à quiconque souhaiterait organiser une plantation d’arbre citoyenne.

Trouver un terrain pour accueillir la plantation

Première étape prioritaire, le choix du terrain revêt une grande importance car il aura un impact sur toute la durée de vie de la plantation.

Il faudra d’abord décider si vous choisissez un terrain de propriété privée ou publique. Les parties prenantes décisionnaires sur un terrain privé peuvent être moins nombreuses, ce qui facilitera les choses tout au long du projet : moins d’interlocuteurs à gérer, décisions prises plus rapidement. En revanche, si vous décider de planter sur un terrain privé, la plantation appartiendra in fine au propriétaire du terrain, qui sera libre d’en faire ce qu’il souhaite. Cela peut poser problème si le propriétaire change d’avis quant à l’utilisation de ce terrain, voir s’il vend ou transmet sa propriété.

Concernant la plantation à Ablis, nous avons opté pour un terrain public. Nous avons adressé une demande par écrit à la mairie en expliquant le projet, et le maire nous a reçu pour en discuter.
Nous avons eu de la chance car le maire, Jean-Louis Barth, a immédiatement été soutien de ce projet et nous a accordé la permission d’utiliser pour ce projet une bande de terre situé au stade municipale. Également, opter pour un terrain public s’accordait bien avec notre souhait de faire de cette plantation un projet citoyen appartenant aux citoyens.
Cependant, et bien que la mairie d’Ablis ait toujours été d’un grand soutien, intervenir sur un terrain public implique davantage de parties décisionnaires, et il nous a fallu rencontrer plusieurs intervenants ce qui a parfois complexifié la communication et rallongé les prises de décisions.

Que vous optiez pour un terrain privé ou public, il vous faudra garder en tête les éléments suivant au moment du choix :

  • s’assurer que le terrain dispose d’un accès à l’eau proche et utilisable (pour l’arrosage des plants)
  • prévoir les possibilités d’accès au terrain avec des véhicules (pour amener le matériel sur le site de la plantation et permettre au bénévoles de venir notamment)
  • disposer d’une surface suffisante pour le nombre d’arbres que vous souhaitez planter (cf méthode Miyawaki)
  • s’assurer avec les propriétaires et/ou responsables du terrain du devenir de celui-ci une fois la plantation réalisée

Ce dernier point est particulièrement important : la plantation va nécessiter de la maintenance pendant ses premières années d’existence (arrosage, arrachage des mauvaises herbes et paillage notamment). Il vous faudra prévoir qui s’en occupera (bénévoles ? services municipaux ? propriétaire du terrain ?).
De plus, assurez-vous avec le propriétaire du terrain qu’il accepte bien l’ensemble des conséquences du fait d’avoir une forêt sur cette surface : ombre, feuilles et branches mortes, présences d’animaux et d’insectes…
Prévoir également autant que possible de mettre la forêt à distance suffisante des routes et habitations pour éviter les accidents lorsque les arbres seront adultes.
Enfin, entendez-vous clairement avec le propriétaire du terrain sur la nécessité de préserver la forêt plantée afin de garantir son développement et son rôle dans la préservation de l’environnement. Cela implique qu’il renonce à faire usage de ce terrain de manière définitive, ce qui doit être clairement établi avant de poursuivre le projet. Il n’existe en définitive aucun moyen de s’assurer que la forêt ne sera pas touchée, mais plus l’adhésion autour du projet sera large, plus son intérêt sera compris par les parties prenantes, plus grandes sont les chances de voir cette forêt préservée sur le long terme.

le terrain de notre plantation à Ablis, balisé par une petite tranchée.

Préparer la plantation

Une fois que vous disposez du site, vous allez pouvoir commencer à préparer la plantation en elle-même selon la méthode Miyawaki : tester la nature du sol afin de l’amender en conséquence, choisir les espèces d’arbres à planter etc. L’ensemble de ces étapes est détaillé dans la méthode Miyawaki que vous trouverez ici.

A ce moment-ci, prévoyez également la date à laquelle vous allez réaliser la plantation. Dépendamment de la quantité d’arbres que vous allez planter et du nombre de bénévoles qui participeront, vous aurez peut être besoin de plusieurs jours.

La meilleure période pour planter une forêt en France s’étale de fin Octobre à fin Mars (période du repos végétatif).
(source : jardinage; LeMonde.fr)

Evitez les périodes de gel ou trop humide. Si vous devez planter hors de cette période, évitez les période de sécheresse (été) qui seront fatales aux jeunes plants dont les racines ne sont pas encore installées.

Concernant la plantation à Ablis, nous avions retenu la date du 25 novembre, jour de la sainte Catherine, “où tout bois prend racine”. Ce jour avait aussi l’avantage de tomber un dimanche, ce qui était idéal pour permettre aux bénévoles de venir participer.

A cette étape, il vous faudra aussi identifier les partenaires locaux dont vous aurez besoin pour sourcer les éléments nécessaires à la plantation, à savoir :

  • plants d’arbres d’espèces indigènes
  • compost / fertilisant
  • éléments pour amender le sol de la plantation (matériaux perforables et de rétention d’eau, comme décrits dans la méthode Miyawaki)
  • paillage
  • accessoires à la plantation : protections pour les plants, système d’arrosage, matériel pour maintenir le paillage au sol
  • outils pour le jour de la plantation (en nombre suffisants pour les bénévoles)

Il est capital de privilégier autant que possible des fournisseurs locaux afin de limiter la pollution due au transport. Également, cela permet d’inscrire ce projet citoyen dans une logique d’économie locale.

Enfin, cherchez tant que vous le pouvez à vous procurer des matériaux usagés, recyclés ou issu de déchets d’une autre activité locale (exemple ci-après), afin de diminuer l’empreinte carbone de la plantation elle-même et par la même occasion de réduire les coûts.

Voici comment nous avons fait pour nous procurer l’ensemble des éléments nécessaires à la plantation réalisée à Ablis. Nous rappelons que nous nous trouvons dans une commune rurale située en Beauce, au sud de la région parisienne. C’est donc ce cadre local que nous avons cherché à privilégier autant que possible.

Plants d’arbres d’espèces indigènes

La première étape consiste à choisir les essences d’arbres locales que vous allez planter. Pour les ressources à ce sujet, nous sommes en train de rédiger un article sur ce site afin de vous aider à choisir les espèces locales de votre région.

Voici la liste des espèces que nous avons choisi pour la plantation à Ablis. Vous trouverez également dans ce document le nombre de chaque plant, son coût et quelques autres informations utiles. Une liste semblable vous sera très utiles pour votre projet, n’hésitez pas à vous servir de celle-ci comme modèle.

Une fois les espèces choisies, il vous faut trouver où vous fournir en plants. Or, trouver un pépiniériste produisant des plants d’espèces indigènes n’est pas chose aisée.

Concernant la plantation à Ablis, nous nous sommes fournis chez les Pépinières Naudet, qui disposaient du choix et des prix plus plus intéressants, tout en étant relativement proche (2 heures environ du site de la plantation).

Compost / fertilisant

Indispensable quelle que soit la nature de votre sol, plusieurs choix s’offrent à vous pour le fertilisant, naturel, cela va de soit.

compost végétal : c’est celui que nous avons retenu, il est en général peu cher et issu de la décomposition naturelle (pendant environ 5 ans) de résidus végétaux (feuilles et branches), donc assez semblable à l’humus naturellement présent en forêt.

Fertilisant organique : principalement, du fumier de cheval. Excellent fertilisant, mais doit avoir été laissé au repos pendant une période allant de 3 mois à un an. Si vous avez la possibilité de vous fournir en fumier vieilli, n’hésitez pas, mais n’utilisez pas de fumier frais qui est dangereux pour les jeunes plants.

Évitez tant que possible d’acheter du compost au détail (en sac de 10 à 50 kilos) car cela revient vite très cher. Cherchez à vous fournir auprès d’une entreprise fournissant les professionnels, ou auprès d’une ferme ou d’une écurie.

Pour notre plantation, nous nous sommes fournis en compost végétal auprès de l’entreprise Compadrue, situé à 5 minutes du site de la plantation.

Pour la quantité de compost nécessaire, référez-vous à la méthode Miyawaki. Prévoyez également de pouvoir vous faire livrer le compost sur le site, ou si ce n’est pas possible, d’avoir un véhicule munie d’une benne assez grande, car souvent, les entreprises de compost fournissant les professionnels ne vendent pas de quantité en dessous d’un mètre/cube.

Anaelle et Quentin en train de mélanger le matériau perforable – en l’occurrence de la balle de blé – à la terre de la plantation.

Éléments pour amender le sol

La méthodes Miyawaki recommande, en plus du compost, d’amender le sol de votre plantation avec deux types d’éléments : les matériaux rétenteur d’eau, pour améliorer la capacité du sol à retenir l’eau; et le matériaux “perforables”, pour faciliter la perforation du sol par les racines des jeunes plants.

Il faut pouvoir trouver localement des sources pour des matériaux qui ont ces propriétés. La méthodes Miyawaki qui nous a servi de guide ayant été rédigée en Inde, les matériaux recommandés n’étaient pas du tout disponibles en Beauce (fibre de noix de coco par exemple). Nous avons donc du trouver des alternatives locales.

Pour amender le sol en matériel “perforable”, étant dans une région agricole, nous nous sommes tournés vers les déchets de céréales : balles de blé, d’orge, et tige broyées. Nous avons eu la chance de pouvoir en obtenir gratuitement une quantité suffisante auprès de la coopérative SCAEL, dont un silo se trouve à 20 minutes du site de la plantation. Un immense merci à eux.

Concernant le matériel rétenteur d’eau, nous n’avons malheureusement as encore trouvé d’alternative locale. Nous avons donc décidé d’augmenter la quantité de compost végétal à ajouter à la terre, car le compost, par sa nature fibreuse, possède également cette propriété de retenir l’eau.
Si vous avez des suggestions de matériaux rétenteurs d’eau, n’hésitez par à nous les communiquer, nous les partagerons sur ce site.

Paillage

Comme recommandé dans la méthode Miyawaki, une fois les arbres plantés il faut pailler la plantation afin de protéger les jeunes plants. Le paillage permet d’une part de garder l’humidité au sol, de protéger les arbres du froid et d’éviter la pousse de mauvaises herbes.

Pour réaliser un paillage, il existe plusieurs possibilités, dépendamment des matériaux qui vous sont accessibles. Les feuilles mortes et branches broyées font par exemple un excellent paillage. Si votre plantation a lieu en automne, vous pouvez mettre en place avec les citoyens disposant d’un jardin et éventuellement la municipalité une collecte des feuilles mortes à cet usage.

En ce qui concerne notre plantation, nous n’avions pas le temps et les moyens de mettre en œuvre une telle collecte, alors nous avons acheté de la paille auprès d’un agriculteur de la commune. L’épaisseur du paillage doit être d’environ 10-15 centimètre, réparti sur toute la surface du sol.

A titre indicatif, nous avons utilisé une trentaine de ballots pesant environ 15 kg chacun pour couvrir les 45 mètres carrés de la plantation, et notre paillage était plutôt généreux.
Il faut donc compter une dizaine de kilos de paille par mètre carré pour obtenir un paillage épais.

Accessoires à la plantation

Divers éléments supplémentaires seront indispensables pour réaliser votre plantation. Notamment, il vous faudra protéger les jeunes plants que vous planterez contre les rongeurs qui, sinon, vont les manger. Ces protections seront installées par les bénévoles au moment de la plantation.

Pour cela, prévoyez d’avoir pour chaque plant une protection. Celle-ci est composée d’une “grille” rigide, en forme de tube, et de deux tuteurs pour la maintenir autour du plants. Pour la plantation à Ablis, nous avions acheté des protection anti-rongeur biodégradables aux Pépinières Naudet.

De plus, vous aurez besoin d’un système d’arrosage pour arroser la plantation. Si vous avez pu choisir un site proche d’un point d’eau, prévoyez d’avoir un tuyau d’arrosage assez long pour arroser l’ensemble de la surface de la plantation. Il vous faudra vous assurer de disposer des embouts permettant de connecter votre tuyau sur le robinet.
Comme décrit dans la méthode Miyawaki, privilégiez un pommeau style “douche” plutôt qu’un jet pour arroser vos plants en douceur.

Enfin, prévoyez également plusieurs rouleaux de cordes en jute et des piquets en bambous. Ces derniers vous serviront notamment de cheville pour tendre des cordes en jute au travers de la plantation, qui serviront à maintenir le paillage au sol, afin d’éviter que le vent ne le disperse.

Ces cordes et ces piquets vous seront aussi utiles pour délimiter des zones sur votre butte de plantation afin de mieux répartir les bénévoles.
A Ablis, nous avions divisé la butte en zones de 1 mètre carré chacune, pouvant accueillir trois arbres maximum. Cela nous a permis d’aider les bénévoles à répartir les plants uniformément, tout en laissant à chacun la possibilité d’avoir “son espace” sur la plantation.

Outils pour le jour de la plantation

Des pelles et des bêches pour creuser les trous servant à accueillir les plants; un ou plusieurs seaux qui seront remplis d’eau, afin d’immerger les plants avant de les planter; Vous pouvez demander aux bénévoles de ramener leurs outils, mais pensez à en avoir quelques uns à disposition sur le site, car tout le monde ne ramènera pas sa pelle.

Également, vous pouvez rappeler aux bénévoles de venir avec des bottes et des gants, ainsi que des habits qu’ils peuvent salir, surtout si vous plantez en automne. Si votre site dispose d’un point d’eau, les bénévoles apprécieront de pouvoir se laver les mains !

Enfin, pour remercier les bénévoles de leur venue et faire de cette plantation un événement conviviale, nous avons fait le choix, à Ablis, de proposer des boissons chaudes et froides, ainsi qu’un goûter. Pour cela, nous avons installé un stand qui était tenu en permanence par une personne de l’équipe chargée d’accueillir les bénévoles, recueillir les éventuelles donations (prévoir une boite à dons) et prendre les noms et adresses courriel des participants souhaitant être tenus au courant du devenir de la plantation et des futurs événements.

Sur ce stand, nous proposions également aux bénévoles d’inscrire leur nom sur des étiquettes qu’ils pourraient ensuite accrocher à l’arbre qu’ils ont planté. Ce fût très apprécié, notamment des enfants.
Pour cela, nous avons découpé des étiquettes dans de la toile de jute (qui est biodégradable), perforée celles-ci et les avons attachées avec de la ficelle de jute. Nous avons utilisé des feutres indélébiles pour écrire dessus.

Communiquer autour de l’événement

Étant un projet citoyen, il est capital de mener au plus tôt des actions de communication afin d’engager des bénévoles pour vernir participer à la plantation.

Dans notre cas, comme nous avons opté pour un financement participatif à 100%, via une cagnotte Leetchi, la communication était également essentielle pour lever les fonds. Nous développerons plus bas un chapitre sur le financement.

Nous avons utilisé principalement 4 leviers de communication : en ligne, en papier, par les médias, et par conférence.

En ligne

Nous avons mis en ligne deux plateformes associées à l’événement : une page Facebook et une page Leetchi pour collecter les fonds. A l’origine, la page Facebook devait regrouper les informations à propos de la plantation et regrouper les participants, mais au final, ces fonctions se sont transférés sur la page Leetchi et l’événement Facebook n’a quasiment pas servi.

En revanche, la page Leetchi a beaucoup été relayée, notamment par le biais de nos partages sur nos pages Facebook personnels, auprès de notre réseau. Nous avons posté une série de messages, environ un toute les deux semaines, pour faire état de l’avancement de la préparation de la plantation, photo à l’appui, de la somme collectée jusque là et du nombre d’arbres que cela permet d’acheter. Également, chaque publication Facebook était conclue par un message de remerciement aux derniers donateurs.
Grâce au système des “tags”, cela permet de notifier aux personnes concernées qu’elles sont citées dans une publication, et amplifie ainsi la portée de la publication.

Les publications partageant systématiquement le lien vers la cagnotte Leetchi, notre action sur Facebook a permis de générer une quantité importante de donation, représentant environ 50% de la somme collectée au total. Encore une fois, merci à tous les donateurs.

Sur papier

Nous avons réalisé une campagne d’affichage sur la municipalité en placardant des affiches aux abribus et en proposant aux commerçants locaux de s’impliquer en affichant dans leurs boutiques.

Également, nous avons dans un premier temps imprimé quelques flyers (une cinquantaine) avec pour objectif de les distribuer les jours de marché, ou dans les boites aux lettres. Cependant, après une première distribution, il nous a semblé que ce mode de communication impliquant un grand gâchis de papier allait à l’encontre de la visée écologique du projet. Aussi, nous avons complètement arrêté les distributions de flyers.

Si vous souhaitez vous en inspirer, nous partageons sur ce site le modèle d’affiche que nous avons réalisé. Vous le trouverez sur ce site prochainement.

Par les médias

Il s’agit vraisemblablement d’un levier de communication très puissant, mais nous ne l’avons pas du tout utilisé, à part pour publier un message dans le bulletin municipal de la commune.

Nous n’avons donc, pour l’heure, pas de retour sur ce sujet.

Par conférence

Nous avons réalisé une intervention auprès des 10 classes de l’école primaire Léonard de Vinci, à Ablis (du CP au CM2). Chaque intervention, d’une durée de 30 minutes, avait pour objectif de présenter aux enfants les causes et enjeux du changement climatique, ses conséquences, et l’intérêt du projet de plantation d’arbre dans la lutte contre ce phénomène.

L’idée était double : intéresser les enfants au projet pour les inciter à venir planter un arbre avec leur famille le jour de la plantation et inciter leurs parents à faire une donation pour financer le projet.

Pour cela, nous avons distribué a chaque enfant à l’issue de l’intervention un flyer reprenant les informations clés sur la plantation et le lien vers la cagnotte Leetchi pour effectuer une donation. C’est la deuxième fois ici que nous avons utilisé des flyers, car c’était la solution la plus simple, puisque les enfants ont pu coller les papier dans leurs carnets de liaison et ainsi na pas les perdre. Cependant, nous cherchons activement une autre forme de communication plus écologique sur ce sujet.

Ces interventions ont été très appréciées par les élèves qui ont montré un grand intérêt et une curiosité formidable sur le sujet du changement climatique. Leur enthousiasme s’est également traduit dans la durée, car bien que les interventions aient eu lieu plus d’un mois avant la plantation, de nombreux enfants sont venus le jour J avec leur famille pour planter un arbre.

Le sujet de la communication auprès des enfants sur les plantations d’arbres est central, et à ce titre, fera l’objet d’un article sur ce site.

Nous allons d’ores et déjà partager ici les scripts utilisés lors des interventions à l’école Léonard de Vinci afin que vous puissiez vous en inspirer si vous souhaiter faire des conférences similaire.

Le jour de la plantation

Comme évoqué plus haut, la taille réduite de notre plantation nous a permis de planter tous les arbres en un jour. Cependant, il se peut que votre plantation s’étale sur plusieurs jours et ce type d’organisation présente des subtilités que nous n’avons pas expérimenté et qui ne seront donc pas explicité ici.

Le 25 novembre, jour de la plantation à Ablis, nous avions prévu de débuter la plantation avec les bénévoles à 14h. Nous sommes arrivé à 13h pour commencer les préparatifs, mais ce laps de temps était trop court. Nous conseillons de prévoir d’arriver sur site au moins 2h en avance pour être à l’aise.

Les principaux préparatifs du terrain avant le démarrage de la plantation sont expliqué dans la méthode Miyawaki.
Concernant les préparatifs du jour J avant l’arrivée des bénévoles, les voici :

  • Diviser la butte en zones de plantation
  • Préparer les outils et le matériel
  • Installer le coin de pause
  • Préparer les plants d’arbres

Diviser la butte

Cette étape n’est pas obligatoire mais s’avère pratique pour répartir facilement les bénévoles lors du travail.
Sachant que la méthode Miyawaki préconise de planter 3 arbres par mètre carré, et d’espacer en tout temps les arbres de 60 cm les uns des autres, diviser la butte en zone de 1m² permet aux bénévoles de gérer eux même la répartition de façon simple.

Pour ce faire, nous avons délimité avec des piquets en bambous de carrés de 1m de coté sur toute la surface de la butte. Cela a permis ensuite de répartir les bénévoles sur les carré délimités pour planter des groupes de trois arbres.
Cela a permis aussi de faciliter la répartition des arbres sur toute la butte sans avoir a surveiller constamment comment et où les arbres étaient plantés.

Il est important qu’in fine, ce soient les bénévoles qui décident de l’endroit exact où ils vont planter, car cela permet d’obtenir une répartition au hasard proche de celle qui peut exister à l’état naturel en forêt.

Cependant, l’usage des zones permet de guider le travail des bénévoles, c’est pourquoi nous le recommandons.

Préparer les outils et le matériel

S’assurer de mettre en évidence les pelles et les bêches à disposition des bénévoles.
Également, remplir un ou plusieurs seaux d’eau pour l’immersion des plants avant plantation.
Pensez à disposer près des seaux une paire de ciseau ou un sécateur pour couper les enveloppes des plants.

Préparez également les protection anti-rongeur et les tuteurs pour pouvoir les distribuer aux bénévoles en même temps que les plants afin qu’ils les installent sur leurs arbres.

Installez une ou plusieurs poubelles sur le site pour recueillir notamment les enveloppes des plants et éventuellement les étiquettes autour des plants indiquant l’essence dont il s’agit (qu’il faut penser à retirer lors de la plantation pour ne pas que cela gêne la croissance de l’arbre).

Disposez la paille ou autre matériel de paillage proche du site, mais suffisamment éloigné pour ne pas gêner la circulation autour de la butte.

Installer le coin de pause

Comme expliqué plus haut, nous avons fait le choix, lors de la plantation à Ablis, de proposer aux bénévoles un goûter, des boissons et des étiquettes en jutes pour accrocher aux arbres.

Pour cela, nous avons installé une table pliante de camping sous un abris, à 40 mètres de la butte, ce qui s’est avéré utile car il pleuvait.

A cette table, nous avions également imprimé quelques feuilles sur lesquelles les bénévoles qui le souhaitaient pouvaient laisser leurs noms et coordonnées pour être tenu au courant des futures plantations et du devenir de celle-ci.

Également, nous avions mis à disposition une boite à dons.

Ce coin de pause fût très apprécié des bénévoles, qui ont ainsi pu se restaurer, discuter entre eux et faire connaissance.

Une personne de l’équipe occupait en tout temps la table de pause afin d’accueillir les bénévoles, de les aider à faire leurs étiquettes en jute et recevoir les donations.

Préparer les plants

Divisez les plants en groupe correspondant à leur taille adulte, c’est-à-dire la couche à laquelle ils appartiennent : canopée, arbres, arbustes .

Ainsi, quand vous distribuerez les arbres au fur et à mesure aux bénévoles, vous pourrez alterner les plants et ainsi éviter que deux arbres appartenant à la même couche se retrouvent côte à côte (et donc ne se fassent trop concurrence).

Nous avions stocké les plants juste à coté de la butte, et nous avions une personne qui se trouvait là en permanence pour accueillir les bénévoles au fur et à mesure de leur arrivée, leur remettre les plants et les protections anti-rongeur et expliquer comment procéder pour la plantation.

Enfin, nous avions également deux membres de l’équipe sur la butte pour accompagner les bénévoles et aider ceux qui en avaient besoin.

Concernant la plantation à Ablis, une grande partie des bénévoles sont venus à 14h, au moment du démarrage de la plantation, mais d’autres sont ensuite arrivé tout au long de l’après midi.

Au final, le dernier arbre avec sa protection a été planté vers 16h30, et nous avons pu ensuite installer le paillage avec les bénévoles restant.

Après la plantation

Après avoir, le soir même, remballé et nettoyé tout notre matériel, nous sommes revenu le lendemain sur le site pour nettoyer les alentours, notamment enlever la boue du parking situé juste à cote de la plantation.

Nous avons également adressé un courriel de remerciement à tous les bénévoles, en incluant un lien vers un dossier Google Drive partagé qui permettait à tous de consulter les photos qui avaient été prises par les deux photographes présents ce jour là.

Concernant la maintenance de la plantation, pour le moment, cela se limite à l’arrosage des plants lorsqu’il ne pleut pas. C’est nous qui nous en occupons.

Bientôt ce sera l’hiver et l’arrivée d’eau que nous utilisons sera coupée, aussi la maintenance sera interrompue jusqu’au printemps.

Une prochain étape pour notre plantation sera de reprendre contact avec les bénévoles pour constituer des équipes venant procéder à l’arrosage à tour de rôle de la plantation.
De plus, nous allons probablement devoir désherber et refaire le paillage cet été.

Enfin, nous allons surveiller la croissance de la plantation en mesurant les plants périodiquement.

Toutes ces étapes sont à venir et puisqu’il s’agit de notre première plantation, nous n’avons pour le moment pas de recul. Nous complèterons ce site au fur et à mesure que nous avançons sur ce projet, avec photos à l’appui pour se rendre compte de la croissance de cette forêt.

Les organisateurs de la plantation : Anaelle Mazin et Guillaume Dozier, en compagnie de Jean-Louis Barth, le maire d’Ablis